Hippisme

Qui sont les hommes et les chevaux qui ont marqué la première partie de saison 2018 ?

La première partie de saison qui s’est achevée il y a peu a été marquée par différents acteurs, chevaux ou faits. Nous en avons sélectionnés sept que nous vous présentons.

La réussite exceptionnelle de M’hammed Karimine à l’étranger
La victoire de Bint Grine (General) lors des H.H. Sheikha Fatima Bint Mubarak Ladies Awards le 8 avril dernier à Hollywood a marqué le début d’un trimestre pendant lequel M’hammed Karimine a atteint les sommets. Ses performances en France et en Espagne, n’ont laissé personne indifférent. De sa troisième place dans la Poule d’Essai espagnole (INT-1.600m) avec Soupha (Rip Van Winkle) en passant par son succès avec Alistair (Panis) dans le Prix Texanita (Gr3-1.100m) sa célèbre casaque orange fluo et toque jaune n’a cessé de se distinguer. Le député-maire de Bouznika chiffre ainsi un total de sept réalisations en Europe en 2018, ce qui est assez exceptionnel. Ajoutons qu’il n’est pas le seul propriétaire marocain à avoir brillé cette année à l’étranger puisque Kamal Daissaoui a fait sien un Groupe 3 local en Tunisie.

Alistair (Panis) a offert une première victoire de Groupe 3 ans dans le Prix Texanita (Gr3-1.100m) le 9 mai dernier sur l’hippodrome de Maisons-Laffitte

Un vent nouveau
La femme prend de plus en plus de place dans notre milieu et cela s’est confirmé cette année où propriétaires, entraîneures et femmes-jockeys se sont illustrées pratiquement chaque semaine. Parmi celles-ci, on pense notamment à Zineb El Briouil, l’une des grandes vedettes 2018, Stéphanie Haesmans qui a connu une belle réussite pour de gros propriétaires, Zoubida Belfakir à la tête d’une écurie mammouth, Mouna Bengeloun qui gère superbement bien les intérêts de la Famille Hakam, Lilia Cherkaoui, Nada Fariat, Céline Demont ou la plus ancienne d’entre toutes, Brigitte Membrives.

De jeunes filles font aussi parti du personnel d’écurie

Zineb El Briouil se révèle aux yeux du monde
Parmi les femmes, il convient naturellement d’adresser une mention spéciale à Zineb El Briouil. Formée à l’institut Prince Moulay El Hassan de Dar Essalam, la jeune-jockeytte de 20 ans a fait sensation en remportant les Longines Futur Racing Stars le 17 juin dernier à Chantilly devant environ 40.000 spectateurs. Deux semaines plus tard, à peine remise de ses émotions, Zineb remettait le couvert dans le Grand Prix du Prince Héritier Moulay El Hassan (CP-1.900m) grâce à Lislounja (Jalis) une jument des Sablons qui lui a permis de marquer encore un peu plus l’histoire des courses marocaines. 

Serge Gérard, un retour au premier plan
Les sept premiers mois de l’année ont été profitables également à Serge Gerard. Il a sellé victorieusement Famous Mark (Mr Sidney) dans le Grand Prix Moulay Rachid (CP-1.900m) et quelques semaines plus tard, Striving (Koningstiger) lui permettait de revivre cette émotion en remportant le Mohammed V (CP-2.400m). Le nouvel entraîneur de la paire El Alami-Forde s’est aussi distingué dans le Prix du C.C.C (CP-1.850m) par l’intermédiaire de Aishak Maamora (Nashwan Al Khalidiah).

Abderrahim Faddoul et Serge Gerard, récompensés après la victoire de Famous Mark (Mr Sidney) dans le Grand Prix de Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid (CP-1.900m)

Abdo, sur les bases du record
Malgré d’innombrables victoires au niveau des « CP » faisant de lui le pilote marocain le plus titré de sa génération, Abderrahim Faddoul n’est toujours pas parvenu à décrocher un titre de meilleur jockey. Mais à bientôt 25 ans, il semble bien parti pour briser le signe indien. Comme on l’a vu dans notre dossier publié fin juin, il a réalisé une première partie de saison fantastique : son nombre de succès (115) étant quasi identique à celui de Saïd Madihi à pareille époque l’an passé, ce qui signifie qu’il est sur les bases du record de victoires en une année au Maroc. Ajoutons que « Abdo » qui est donc pratiquement assuré de décrocher le titre de meilleur jockey en fin d’année, s’est notamment distingué à sept reprises au niveau des « CP » grâce à Striving (Koningstiger), Famous Mark (Mr Sidney), Cloistered (Clodovil), Nifal Maamora (Nizam) et plus récemment encore avec Khanjer de Grine (Khanjer de la Brunie).

Abderrahim Faddoul après sa victoire avec Striving (Koningstiger) dans le Grand Prix Mohammed V (CP-2.400m)

Nifal Maamora et Moubna, puissance 3
Vu le peu de « CP », être gagnant à ce niveau c’est être une exception. En remporter plusieurs, c’est donc faire preuve d’un niveau encore plus exceptionnel. Du coup, Nifal Maamora (Nizam) et Moubna (Moubtassim) sortent vraiment de l’ordinaire puisqu’ils ont remporté chacun trois « CP » durant les 7 derniers mois. Derrière eux, seuls Asraa Oum Rabie (Asraa Min Albarq), Think Twice (Bold Quest) et Fitrayn (Husayn) ont réussi à triompher à 2 reprises à ce niveau, suivi par Famous Mark (Mr Sidney), Striving (Koningstiger), Sohrawardi (Husan), Touron (Candy Gift), Hopewell (Zack Dream), Moubkhal (Moubtassim), Majd Ras El Maa (Majd Al Arab), Dalile Maamora (Pomander), Mazahills (Mazaj), Nelili (Sadni), War Bak (Il Warrd), Fath Grine (Shart Al Khalediah), Warabey (Il Warrd), Light Refreshment (Lilbourne Lad), Jazzar (Mahabb), Khanjer de Grine (Khanjer de la Brunie), Dragkey (Dragon Pulse), Kerchera (Kerbella), Lislounja (Jalis), Adi de Sain Lon (Al Saoudi), Cloistered (Clodovil), Khanjer de Grine (Khanjer de la Brunie) et le français Aoun (Mahabb) qui ont tous gagné à ce niveau. 

Moubna (Moubtassim) après sa victoire dans la Poule d’Essai des Pouliches (CP-1.750m)

Coerette se plaît chez les blues
Dernier fait marquant, le retour au premier plan de Stéphane Coerette. Un peu moins en réussite depuis 2015, le professionnel français a conduit la « Sedrati » Moubna (Moubtassim) vers un triplé inédit (Poules Des Pouliches/Derby/Derby). Après des sacres en tant que jockey avec le Haras Royal les Sablons, puis comme entraîneur-jockey pour le compte du Haras Royal Bouznika, Coerrette garnit ainsi son palmarès d’entraîneur de trois titres pour Fal Stud, sa nouvelle équipe. Il faut dire qu’après son départ des sang et or l’an passé, le professionnel français s’était montré plutôt discret. Mais ce grand amoureux du Maroc et de ses courses avait alors trouvé l’opportunité de rebondir chez le Docteur Sedrati. Arrivé en fin d’hiver, il a rapidement exprimé le fait que son nouvel environnement lui plaisait.

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