Hippisme

Interview : Rencontre avec Samir Fannane


De combien d’éléments son écurie est-elle composée  ? Quel est son regard sur l’évolution de la filière hippique marocaine ou sur son propre parcours ? En cinq minutes et neuf questions, celui qui est en train de gagner en visibilité au Maroc grâce aux bons résultats qu’il a obtenus durant les trois ou quatre dernières saisons, a accepté de se livrer pour Derby Hippisme. C’est l’interview de Samir Fannane.

Son nom ne peut être dissocié de celui de Rachid, Salah-Eddine et Mustapha Fannane qui se sont révélés à tour de rôle durant les 25 dernières années sur le circuit. “Notre père n’était pas du milieu, explique notre interlocuteur. Il était simplement un spectateur que nous accompagnons aux courses”. Parmi ces quatre frères, Samir (38 ans) est le deuxième d’entre eux à être devenu entraîneur, une petite dizaine d’années après Rachid, le premier à avoir intégré cet univers dès les années 90. Installé depuis 2003 après avoir travaillé pour lui et décidé de prendre sa relève lorsque celui-ci s’est retiré du métier, Samir aura tout de même dû attendre ensuite près d’une décennie pour se faire une réputation enviable dans ce milieu. Mais à force de travail, il enregistre aujourd’hui une belle réussite chaque saison (près d’une trentaine de gagnants) et principalement durant l’année 2018 où la « Daissaoui » Zagora de l’Atlas (Djebbel) lui a permis de vivre sa plus grande victoire en remportant le Grand Prix de l’ARMEC (CP-1.750m) lors du Meeting International du Maroc organisée à Casablanca-Anfa. Ayant acquis au fil des ans la réputation d’un professionnel capable de “réparer les chevaux “ et connaissant de plus en plus de succès notamment grâce à l’arrivée de nouveaux propriétaires au sein de son écurie durant les dernières saisons, il a pris gentiment le temps de répondre à toutes nos questions cette semaine.

Samir Fannane, où êtes-vous installés et combien de chevaux possédez-vous ?
J’ai une petite écurie d’une quarantaine de chevaux qui est installée à Azemmour.

Etes-vous satisfaits de vos conditions d’installations ?
Bien sur El hamdolilah. Mais de toute façon, chaque entraîneur est contraint de l’être vu qu’il ne peut compter que sur ses propres moyens

Quel chose aimez-vous le plus dans votre métier ? Et à contrario, celle que vous aimez le moins ?
L’amour du cheval, tout naturellement. Par contre, je n’aime pas l’hypocrisie de certaines personnes qui te montrent un jour un visage mais qui en réalité ne te veulent pas que du bien.

Qui sont vos meilleurs chevaux à l’entraînement actuellement ?
Nashira L’Atlas (Tanzor),Tabarak Al Boraq (Dormane), Appolon L’Atlas (Khanjer de la Brunie) ou encore Fajr Is (Husayn).

Et le meilleur ou les meilleurs que vous ayez entraînés ?
Un pur sang Anglais : Cap Etienne

Vous êtes connu pour être un grand réparateur de chevaux. Mais d’où vous vient cette faculté à en remettre autant sur pied ?
Il n’y a aucun secret, cela demande simplement beaucoup de temps et un certain savoir-faire

Quels sont vos objectifs pour cette année ? Et à moyen terme (disons pour les 3 ou 4 prochaines années) ?
A l’heure actuelle, mon objectif principal est de démarrer un élevage et de le voir évoluer parmi les meilleurs du Maroc dans quelques années. Maintenant, je sais très bien que tout cela s’annonce difficile à réaliser. 

Quel regard portez-vous sur l’évolution et le niveau actuel des courses marocaines ?
Il y a eu du changement à plusieurs niveaux, ce qui a encouragé les gens à investir de plus en plus dans le domaine. En tout cas, rien de tout cela n’aurait été possible sans les efforts et le travail de la SOREC.

Pour quel(s) propriétaire(s) travaillez-vous aujourd’hui ?
Principalement pour Kamal Daissaoui, mais aussi pour Talsi Manouar, Belatik Abdelali sans oublier le petit dernier Abdellah Saidi.


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