Hippisme

Grand Prix de la Fête du Trône (CP) : City of Faran survole l’épreuve


Après deux succès dans des courses B, la jument de 4 ans a montré qu’elle avait l’étoffe d’une championne en surclassant l’opposition pour son premier essai au niveau des courses principales.

La représentante de Azouz Laouaj a dévoilé de nouveaux progrès ce mercredi à El Jadida dans le Grand Prix de la Fête du Trône (CP-1.850m). Lauréate la saison dernière d’une course C, ce qui correspond à sa meilleure performance de 2018, City of Faran (City of Canton) avait franchi un cap durant le printemps. Elle venait de remporter sûrement deux courses B, mais ce coup-ci, la partenaire de Omar Lakjel s’attaquait quand même à de jolis noms des courses pour nés et élevés. Malgré un effort important en partant, cela ne l’a pas empêché de placer une accélération mortelle dans la ligne droite pour dominer de 7 longueurs ou plus, la représentante de la Famille Hakam, Melissandre (Mon Ali), le “Kandoussi” Hinotik (Inkhitab) mais surtout la récente deuxième du Grand Prix Moulay El Hassan (CP-2.100m) : la championne des Sablons, Lislounja (Jalis). Si avant coup, sous 56,5 kg et en affichant une valeur handicap de 32, City of Faran semblait donc devoir se contenter tout au mieux d’une cinquième place, il est certain qu’après l’envolée de cette fille de City of Canton dans cette CP, les handicapeurs de la SOREC vont devoir revoir leur copie à son sujet, au même titre que de nombreux observateurs…..

Revoilà Laaouaj
On entend régulièrement dire que la roue tourne. Mais si le hasard et les vicissitudes de la vie font naturellement passer un homme de l’échec à la réussite, elles le font aussi passer de la gloire à l’oublie… Symbole de la réussite retrouvée grâce à la victoire de ce mercredi, le propriétaire Azouz Laaouaj mesure donc probablement avec beaucoup d’intensité, la sensation qu’il vient de créer en remportant le GP de la Fête du Trône (CP-1.850m). Il faut préciser qu’au plus haut niveau, tout en continuant d’augmenter nettement son effectif durant les deux ou trois dernières saisons, le professionnel avait un peu disparu des radars ou de nos têtes. Il fallait remonter à avril 2015 pour lui trouver une victoire dans ce style d’épreuve, c’était avec Amir Maamora (Nizam) qui faisait sien le Prix Ouarzazate (Listed PA) à Casablanca. En plus, avec ce succès de City of Faran en terre doukkalie, Laaouaj aura aussi sans doute la satisfaction d’avoir trouvé la relève à Hirohito (Exceed and Excel) un autre champion s’étant mis en évidence sous sa casaque, notamment en s’emparant de la deuxième place du Grand Prix de la Fête du Trône derrière le regretté Nolens Volens (Safety Meeting) lors de l’édition 2015.

Un premier Grand Prix pour Omar Lakjel
En tout cas, le nom des Lakjel risque quant à lui de ne pas s’éteindre de sitôt. Car après avoir intégré le TOP 10 des jockeys marocains la saison passée, le jeune pilote vient de remporter son premier GP à seulement 21 ans. Aujourd’hui, malgré son jeune âge, beaucoup l’estiment même supérieur à ses deux grands frères, Othman (26 ans) et Hicham (36 ans) qui ne sont pourtant pas les premiers venus.

Les juments à l’honneur
Pour conclure, ajoutons que cette édition 2019 du Grand Prix de la Fête du Trône (CP-1.850m) a fait la part belles aux juments, grâce à la présence derrière City of Faran (City of Canton) de Melissandre (Mon Ali) et Lislounja (Jalis) dans le quarté final de cette compétition. Pourtant, il n’est jamais facile pour une jument d’y figurer et encore moins de s’y illustrer. Soulignons quand même que le dernier succès acquis par une femelle dans cette « CP » remontait à 2013 avec une certaine Summer Kiss (Panis). 


Partager
LIRE AUSSI
Prix Nasr (A) : À la croisée des chemins
Belle Plante renonce à l’Oaks pour le derby espagnol
Prix Arziz (A) : Bachar de Carrere, la fraîcheur a eu le dernier mot !