Hippisme

Billet : Merci Seyssel….


Quarante-huit participations. C’est ce qu’aura mis Houda Lambarki pour perdre son statut de maiden. La faute à des entraîneurs lui ayant souvent confié des chevaux moyens ou n’ayant pas souhaité lui accorder la moindre chance. Pour quelles raisons ? Uniquement parce que c’est une fille. Mais malgré ces discriminations, la jeune jockeytte formée par David Bouland au sein de l’institut du cheval Prince Héritier Moulay El Hassan de Rabat, ne s’est jamais laissée démonter. Des efforts récompensés ce lundi sur la piste de Khemisset, où notre amazone de 22 ans s’est offert la tête de l’actuel leader du circuit, le jockey vedette Abdo. Un succès retentissant d’autant que celui-ci a été obtenu au prix d’une superbe lutte. Alors, si bien sûr, cette performance ne peut être due qu’à la force et à la détermination de cette demoiselle, Houda la doit quand même à la volonté d’un homme : Joël Seyssel. Toujours en avance sur son temps, malgré son âge avancé, l’entraîneur du Haras Royal avait notamment permis à Zineb El Briouil de devenir la première marocaine à remporter un Grand Prix en lui confiant Lislounja (Jalis) dans l’édition 2018 du Moulay El Hassan. Signe de confiance envers Derby et ses journalistes, ce grand monsieur des courses nous avait expliqué en « off » tout récemment : “aujourd’hui, mon objectif est de faire gagner Houda. Une fois cette cible atteinte, vous verrez dans le prochain épisode, 3 jeunes filles portant la casaque des Sablons, terminer aux 3 premiers rangs de la même épreuve.” De quoi mesurer encore un peu plus, l’apport bénéfique du travail de « Seyssel » dans le monde des courses marocaines.


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